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A la découverte de mon univers

Enfant, adolescente, j’ai beaucoup voyagé. De longs et flamboyants voyages immobiles m’ont transportée de page en page, vers des mondes fabuleux enfouis au sein des livres de ma bibliothèque. Aux côtés du lion de Joseph Kessel, je m’évadais dans l’Afrique sauvage, arpentant ses savanes dorées. J’ai exploré les jungles luxuriantes d’Asie dans les pas de Rudyard Kipling, envoûtée par la sagesse du grand éléphant Hathi, pleuré avec Karen Blixen au pied des collines de Ngong, et parcouru les immensités arides des déserts de Dune, magnifiées par l’œuvre inoubliable de Franck Herbert. Pour mettre des images sur mes rêves, il y avait les expositions et les musées, où ma mère, artiste peintre, cherchait à me transmettre son amour pour l’art et les images. Ainsi, j’ai été plongée dans la lumière vibrante de Paul Cezanne, dans l’exotisme des peintres orientalistes du XIXème siècle, et dans les profonds clairs-obscurs du Caravage.

Bien que l’amour des livres m’ait toujours accompagnée, mes études scientifiques ont façonné la personne que je suis aujourd’hui. Je cherchais sans doute dans la physique des réponses aux mystères de la vie. Paradoxalement, j’ai découvert une esthétique emplie de poésie dans l’univers rationnel des mathématiques. A chacune de mes incursions dans ce monde d’idées chatoyantes, je m’émerveillais devant sa structure à la géométrie sublime.

Longtemps, j’ai cru percevoir la réalité uniquement avec mes yeux. Cependant, l’histoire des sciences m’a progressivement révélé le rôle prépondérant du mental dans l’observation. La vision du monde réel est profondément contingente à une culture et ancrée dans un parcours de vie. Après un demi-siècle de vie commune avec mon mari médecin pétri d’humanisme, j’ai compris, qu’en ultime instance, on ne voit bien qu’avec son cœur.

Il a fallu un premier voyage en Afrique Australe, à la découverte de la Namibie, pour que l’envie de partager ma vision du monde et de la nature s’impose à moi comme une évidence. Je m’aventurais, pour la première fois, dans les mondes perdus de mon enfance, embrassant enfin le brûlant désir d’Afrique semé par mes lectures. Tout était à la fois étrange et familier. Cependant, mes premières photographies étaient loin d’être à la hauteur de mes attentes. Il y presque 10 ans, je me suis inscrite, avec mon mari dans un club photo. A travers l’analyse d’images, et la participation à des concours nationaux et internationaux, j’ai affiné ma technique, appris de mes erreurs puis, peu à peu, exploré ce qui me faisait véritablement vibrer. Les résultats de ces concours m’ont permis d’obtenir le titre de Maître de la Fédération Photographique de France, dont je suis Ambassadrice depuis 2023.

Ansel Adams et Nick Brandt ont chacun laissé une empreinte indélébile sur ma pratique photographique. Le travail magistral d’Ansel Adams m’a enseigné l’importance de la maîtrise technique et de la composition. Je suis intimement persuadée, comme il l’a lui-même souligné avec conviction, de trouver dans mon appareil photo « un instrument d’amour et de révélation ». Nick Brandt, quant à lui, m'a inspirée par son engagement sensible et son sens aigu de la narration. Brandt capture l’âme des animaux d'Afrique dans leur environnement naturel, souvent avec un puissant message de préservation. Son travail m'a poussé à chercher l'intimité et l'émotion dans mes propres clichés, et à considérer l'impact qu'une photographie peut avoir au-delà de l'esthétique.

 

J’ai exposé des séries photographiques dans de nombreux salons et festivals Nature : Montier-en-Der, Phot’Aubrac, le Festival de la Camargue et du Delta du Rhône, le Festival de l’Oiseau en Baie de Somme, Spotnature … Plusieurs de mes photos ont reçu des prix dans de prestigieux salons internationaux comme le Memorial Maria Luisa en Espagne, Glanzlichter en Allemagne, Xposure aux Émirats Arabes Unis. Mon livre Olkiramatian – La Voie Maasaï a obtenu une médaille d’or aux Tokyo International Fotos Awards et mon dernier ouvrage Dans l’ombre des éléphants, publié par les Éditions Odyssée, vient de recevoir le deuxième prix aux Paris Photos Prize.

 

Toutes mes photographies et mes livres sont vendus au profit de l’Association Française Ataxie de Friedreich, investie auprès des malades atteints de cette maladie orpheline, en particulier en subventionnant la recherche.

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